Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

26/10/2008

Gainsbourg 2008

affiche expo gainsbourg 2008 ..JPG

 

Serge Gainsbourg - mes petites odalisques 


podcast

 

Pour l'inconditionnel de Gainsbourg que je suis c'était évidemment un rendez vous que je ne pouvais manquer .Cette exposition au musée de la musique  pour rendre hommage a  cet immense artiste qui aurait eu 80 ans cette année s'affirmait comme  un évenement culturel totalement incontournable.

La première partie de cette exposition rassemble la quasi  totalité des 45 tours de la carrière de Serge ,Chanteur et auteur ,  .Entre raretés , bizzareries,  collectors ,musiques de film,  pressages étrangers (notamment japonais) et grands classiques de l'oeuvre de Serge  chacun trouvera de quoi satisfaire sa curiosité .Impossible de les nommer tous mais sachez qu'on  croisera  Jean claude Pascal ; Michèle Arnaud (ronsard 68la chanson de Prevert- douze belles dans la peau) Juliette greco (les amours perdus - l'amour a la papa) Hugues Auffray (la javanaise -mes petites odalisques) Francoise hardy(l'anamour) Zizi Jeanmaire ,les frères jacques (le poiçonneur des lilas) ;catherine Sauvage (Baudelaire  -  les goémons -black trombone) isabelle Aubret(la chanson de prevert) , Birkin Evidemment  mais aussi toutes les femmes qu'ils aura fait chanter , Deneuve, Adjani, Bambou, Regine , France Gall, Bardot , vanessa Paradis , sans oublier les hommes (Julien Clerc, Chamfort, Bashung ,Philippe Clay.......) je ne peux les citer tous mais tout ce que Gainsbourg a enregistré ou a composé (en format 45t) nous est ici présenté  en un mur  de 45 tours stupéfiant qui nous prouve l'incroyable diversité  insensée  et toute l'originalité de l"oeuvre artistique de Gainsbourg.

 

Serge Gainsbourg - douze belles dans la peau


podcast

 

la seconde partie de l'expo nous fait pénétrer dans l'univers du maître elle s’articule autour de quatre grandes périodes :

 

La  période bleue (1958 - 1965)


Les idoles (1965 - 1969)


La décadanse (1969 - 1979)


Ecce homo (1979 - 1991)

 


Gainsbourg avait du gout on le savait et on le constate en découvrant  sa collection personnelle, La Chasse aux papillons, de Salvador Dali, Mauvaises nouvelles des étoiles, de Paul Klee, et L'homme à tête de chou, sculpture de Claude Lalanne. Les deux derniers ayant inspiré titre et contenu à deux albums de Gainsbourg.


Gainsbourg avait du gout on le savait et on le constate en découvrant  sa collection personnelle, La Chasse aux papillons, de Salvador Dali, Mauvaises nouvelles des étoiles, de Paul Klee, et L'homme à tête de chou, sculpture de Claude Lalanne. Les deux derniers ayant inspiré titre et contenu à deux albums de Gainsbourg.

 

 

Ces oeuvres sont présentées dans une vitrine-miroir latérale qui jouxte l'installation. On y trouvera également  ses manuscrits et la bimbeloterie de la rue de Verneuil, moult fois détaillée par les visiteurs : l'écorché de Louis Auzouxqui tronait dans son salon , la collection de médailles acquise auprès de ses amis de la police,une photo inédite et rare de marylin Monroe a la morgue, l'exemplaire de la marseillaise de Rouget de Lisleacheté a Drouot peu de temps juste apres le scandale de 'aux armes ect....'

 

h_4_ill_1109710_expo-gainsbourg.jpg

l'homme a tête de chou la  merveilleuse et intriguante sculpture signé Claude Lalanne

Toujours dans cette même salle   le plasticien sonore Frédéric Sanchez.propose un labyrinthe de colonnes associant des images (photos ou films) et des sons (les textes sont lus par les interprètes, Birkin, Deneuve, Dutronc...) le tout mettant  en relation l'oeuvre de Gainsbourg avec les courants (le surréalisme et le jazz , la pop et le pop art...) et les personnalités qui l'ont marqué (Bela Bartok, Boris Vian, Francis Bacon...).

Ce dispositif dynamique, visant à "provoquer des images avec le son", explique Frédéric Sanchez, réussit le tour de force d'être pédagogique tout en intrigant les connaisseurs

bref une expo qui bien que  peu être un peu trop concentrée est totalement captivante que l'on soit inconditionnel de gainsbourg ou pas .

 Inconterstablement cette exposition s'affirme comme  l'un  des grands rendez vous culturel  de cette fin d'année 2008 et comme  un évenement  artistique a ne rater sous aucun pretexte.

 

 Serge gainsbourg - ford mustang

 


podcast

Vicki ,Cristina, Barcelona (Woody Allen 2008)

VickyCristinaBarcelonaG.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Encensé par les critiques 'Vicki Cristina Barcelona 'le dernier Woody Allen( déjà plus de  40 films au compteur) avait tout pour plaire.

Le dépaysement d'abord , Woody Allen choisissant l'espagne et la superbe ville de Barcelone pour y installer son intrigue ,voila qui  semblait croustillant de la part du metteur en scene  qui  après avoir quitté New -York pour la Grande Bretagne le temps de trois films inégaux  décidait de mettre le cap au sud de l'europe

Le casting toujours surprenant chez Woody Allen est ici alléchant avec la présence de javier Bardem  en  peintre  tourmenté et en séducteur implacable, Scarlett Johansson  la nouvelle muse incontournable du cinéma de woody  (elle est ici  encore parfaite en étudiante américaine a la recherche de l'amour ), Rebecca Hall  actrice quasi inconnue et  nouvelle venue dans l'univers du maitre  et enfin Pénélope Cruz échappée de chez  Almodovar  qui apporte ici  toute la fougue et le tempérament de feu propre aux actrices du réalisateur madrilène.

 

Pourtant et inexplicablement la magie n'opére pas, le film tarde a démarrer , a s'emballer , une voix off inutile et pesante , des dialogues quelque peu convenus ,l'ensemble manque cruellement d'humour mis a part quelque répliques qui font mouche.

la ville de Barcelone qui apparemment a subjugué Woody au point qu'il en fait quasiment un  personnage de son film nous est présentée a la manière simpliste d'un catalogue  pour agence de tourisme (la sagrada familia, le palais  Guell, les ramblas, les joueurs de guitares a la tombée de la nuit  tout ça est evidemment superbe , tout ça est aussi trés trés cliché .

 Heureusement le film est (en partie) sauvé par l'arrivée tonitruante  toutes griffes dehors de Pénélope Cruz  qui débarque dans la deuxième partie d'un film en perte de vitesse , alors oui soudainement ca décoiffe ! , ça explose ! mais c'est un peu tard  'Vicki Cristina , Barcelona' s'est dejà inscrit dans la liste des films moyens de Woody Allen.

Coté musique ,on sort du répertoire jazz habituel des films de Woody Allen et c'est plutot une bonne chose notamment  pour Giula y los tellarini  groupe inconnu dont Woody Allen a choisi la chanson "barcelona " en l'entendant a la radio par hasard  ,ce groupe a surement éussit un  coup totalement inespérée .

Woody Allen  en profite aussi pour exhumer "entre dos aguas " un instrumental  magnifique de Paco de Lucia ' qui va enchanter tout le monde .

Si les critiques sont  sous le charme de ce Woody cru 2008  un film ou le metteur en scène a (encore) mis beaucoup de ses névroses avec cette histoire  d'amour triangulaire et complexe , je ne partage pas quant   a  moi cet enthousiasme apparemment général   ,certes le film est agréable ,les comédiens sont mêmes plutôt bons mais il y manque la touche  de génie , la grâce , l'illumination ,  celle  qui enflamme 'Annie Hall " " Broadway Danny Rose " "Manhattan ' " Harry dans tout  états " match point "

En comparaison de ces nombreux chefs d'oeuvres 'Vicki Cristina ,Barcelona est au final un  bon film mais  pas un ' grand film.' On est évidemment toujours plus difficile et  très   exigeant avec les plus grands réalisateurs donc restons cependant objectifs et ne boudons tout de même pas  pas notre plaisir .

 

 

 

 

08:57 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : woody allen