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02/07/2008

La belle vie ( Jay Mc Inerney -2007)

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Jay Mc Inerney devient  a moins de 30 ans l’un des écrivains les plus connus des États-Unis d' Amérique en publiant " Journal d’un oiseau de nuit ": 1 million d’exemplaires vendus en un an, des traductions dans le monde entier et un Mc Inerney qui commence à incarner la figure de l’écrivain à succès au bras des tops models dans les soirées mondaines.
Le deuxième roman sera celui de la consécration en tant qu'écrivain culte ' 30 ans et des poussières " est aujourd'hui encore ,  un livre référence  et Mc Inerney vient s'imposer dans la cour des grands romanciers  américains .
Souvent comparé bien que moins cynique et moins désespéré a Bret Easton Ellis  un autre surdoué de  cette 'nouvelle littérature anglo-saxonne ' en pleine expansion Jay Mc Inerney se pose des le début des années 90 en écrivain incontournable dont chaque sortie de nouveau livre est un événement .
'Le dernier des Savage " en 1997 puis le très corrosif  'Glamourama ' en 1999 renforceront cette étiquette d'ecriavin branché en harmonie avec son époque , ses excès  et ses contradictions
 
 
Mc Inerney âge de 53 ans vient pourtant de réussir un virage littéraire assez fulgurant , son dernier roman 'La belle vie 's'oriente  différemment  et c'est tout  simplement  une merveille.
Les critiques sont unanimes pour saluer ce livre comme un chef d'oeuvre (un de plus) mais c'est  certainement le magazine " Le Point  "qui a trouvé la plus belle définition pour résumer ce roman  magnifique " la belle vie est le premier chef d'oeuvre de l'après 11 septembre quand tout ce qui brillait dans Manhattan fut recouvert d'un voile noir ".

Si la tragédie du 11 septembre est le fil conducteur de 'La belle vie '  les évènements terribles de cette journée historique dont on n'a pas fini de mesurer la portée ne sont pourtant pas au centre de l'histoire  et c'est plutôt le choc de l'après 11 septembre , la prise de conscience et la remise en question qui constitue la véritable  trame et le force de ce roman .

Car l'onde de choc de cette journée inoubliable pour l'humanité est ici  traitée d'un point de vue humain .

En mettant volontairement de côté la politique et en se concentrant sur le facteur humain de l'évènement Mc Inerney  nous bouleverse  .

Jamais son livre ne  s'apitoie sur les innocentes victimes  , bien au contraire l 'ecrivain ne nous parle que des vivants , des recapés  de tout ceux pour qui  'rien ne sera plus jamais comme avant

Et dans l'horreur de cette  tragédie et  des décombres fumantes  du World trade Center  Jay Mc Inerney  fait surgir l'espoir et l'amour  et  remet en question  tout un  système   basé sur des  convictions et  des sentiments nourris au  rêve américain que le 11 septembre a définitivement balayé .

 

 

11:19 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jay mc inerney

01/07/2008

Phenomènes (M.Night -Shyamalan -2008)

phenomenes.jpgIndiscutablement Shyamalan est un cinéaste important ,on le constate car  chaque nouvelle  sortie  de film est un véritable évenement et depuis le choc  en 2000 de Sixième sens ( son premier film et son meilleur a ce jour) le réalisateur s'est auréolé d'un statut de metteur en scène culte . Personnellement je reste convaincu que  ce statut est très exagéré et  que Shyamalan  est avant  tout un realisateur  qui bénéficie d'une certaine 'hype ' .Toutefois même si  je ne peut nier que 'Incassable (2000) est un film plutôt réussi et qui impose  un style , une patte indéniable .le cinéma de Shyamalan m'ennuie un peu  ( Signes  en 2002 et  Le village   en 2004 ) ne resteront pas de grands souvenirs  cinématographiques aussi si le sujet que le réalisateur a  choisi d'aborder pour Phenomenes ' me semblait  passionnant je redoutais  la manière dont Shyamalan allait  traiter ce sujet.

Phenomenes se situe a la lisière du cinéma fantastique et du film a suspense, le film nous fait souvent penser a certaines series B des années 50 , des films au titres souvent evocateurs ( "le météore de la nuit "   - " les soucoupes volantes attaquent ") mais le clin d'oeil le plus évident ,le plus flagrant n'est pas a chercher uniquement du coté de ces séries B   mais également  du côté de Hitchcock et bien évidemment des "oiseaux ' cependant ici  pas question de mouettes et de corbeaux  ici  c'est une nature plus discrète ,plus sournoise qui frappe , la nature dans ce qu'elle possède de plus beau , de plus serein  les arbres ,les plantes ,les feuilles , les fleurs tout ici devient danger , tout  ici devient ennemi . La première partie de 'phénomènes ' est incontestablement la plus maîtrisée ,la plus réussie car une fois la situation d'angoisse en place le rythme ralentit ,le film perd en intensité dans la seconde partie et ne nous captive plus.

Le casting de ce film ne sauve malheureusement pas cette baisse de régime car Disons le tout net Zooey Deschanels  qui roule des yeux a nous donner le tournis est une comédienne plus que moyenne ; Mark Walhberg est beau gosse  , certes mais niveau jeu d'acteur c'est assez limité  . Au  final reste un film inégal a dimension prophetique dont certaines scenes sont sublimes (la chute simultanée des corps du building en construction ,  les suicides en chaines en plein Manhattan) et d'autres qui malheuresuement  frisent le ridicule . C 'est cette inconstance qui est   regrettable  et genante et qui au bout du compte fait de 'Phenomenes ' un film moyen qui laisse quand les lumières se rallument un gout amer de frustation.

02:52 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : phenomenes, shyamalan