02/07/2008
La belle vie ( Jay Mc Inerney -2007)

Si la tragédie du 11 septembre est le fil conducteur de 'La belle vie ' les évènements terribles de cette journée historique dont on n'a pas fini de mesurer la portée ne sont pourtant pas au centre de l'histoire et c'est plutôt le choc de l'après 11 septembre , la prise de conscience et la remise en question qui constitue la véritable trame et le force de ce roman .
Car l'onde de choc de cette journée inoubliable pour l'humanité est ici traitée d'un point de vue humain .
En mettant volontairement de côté la politique et en se concentrant sur le facteur humain de l'évènement Mc Inerney nous bouleverse .
Jamais son livre ne s'apitoie sur les innocentes victimes , bien au contraire l 'ecrivain ne nous parle que des vivants , des recapés de tout ceux pour qui 'rien ne sera plus jamais comme avant '
Et dans l'horreur de cette tragédie et des décombres fumantes du World trade Center Jay Mc Inerney fait surgir l'espoir et l'amour et remet en question tout un système basé sur des convictions et des sentiments nourris au rêve américain que le 11 septembre a définitivement balayé .
11:19 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jay mc inerney
01/07/2008
Phenomènes (M.Night -Shyamalan -2008)
Indiscutablement Shyamalan est un cinéaste important ,on le constate car chaque nouvelle sortie de film est un véritable évenement et depuis le choc en 2000 de Sixième sens ( son premier film et son meilleur a ce jour) le réalisateur s'est auréolé d'un statut de metteur en scène culte . Personnellement je reste convaincu que ce statut est très exagéré et que Shyamalan est avant tout un realisateur qui bénéficie d'une certaine 'hype ' .Toutefois même si je ne peut nier que 'Incassable (2000) est un film plutôt réussi et qui impose un style , une patte indéniable .le cinéma de Shyamalan m'ennuie un peu ( Signes en 2002 et Le village en 2004 ) ne resteront pas de grands souvenirs cinématographiques aussi si le sujet que le réalisateur a choisi d'aborder pour Phenomenes ' me semblait passionnant je redoutais la manière dont Shyamalan allait traiter ce sujet.
Phenomenes se situe a la lisière du cinéma fantastique et du film a suspense, le film nous fait souvent penser a certaines series B des années 50 , des films au titres souvent evocateurs ( "le météore de la nuit " - " les soucoupes volantes attaquent ") mais le clin d'oeil le plus évident ,le plus flagrant n'est pas a chercher uniquement du coté de ces séries B mais également du côté de Hitchcock et bien évidemment des "oiseaux ' cependant ici pas question de mouettes et de corbeaux ici c'est une nature plus discrète ,plus sournoise qui frappe , la nature dans ce qu'elle possède de plus beau , de plus serein les arbres ,les plantes ,les feuilles , les fleurs tout ici devient danger , tout ici devient ennemi . La première partie de 'phénomènes ' est incontestablement la plus maîtrisée ,la plus réussie car une fois la situation d'angoisse en place le rythme ralentit ,le film perd en intensité dans la seconde partie et ne nous captive plus.
Le casting de ce film ne sauve malheureusement pas cette baisse de régime car Disons le tout net Zooey Deschanels qui roule des yeux a nous donner le tournis est une comédienne plus que moyenne ; Mark Walhberg est beau gosse , certes mais niveau jeu d'acteur c'est assez limité . Au final reste un film inégal a dimension prophetique dont certaines scenes sont sublimes (la chute simultanée des corps du building en construction , les suicides en chaines en plein Manhattan) et d'autres qui malheuresuement frisent le ridicule . C 'est cette inconstance qui est regrettable et genante et qui au bout du compte fait de 'Phenomenes ' un film moyen qui laisse quand les lumières se rallument un gout amer de frustation.
02:52 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : phenomenes, shyamalan






























































