22/04/2007
Marie - Antoinette (Sofia Coppola 2006)

Le talent est-il héréditaire? On est en droit de se poser la question avec "Marie-Antoinette le troisième long-métrage de Sofia Coppola , fille de Francis Ford Coppolal'un des plus grands metteurs en scène de toute l'histoire du cinéma .
Après nous avoir ébloui avec son premier film 'Virgin Suicides' en 2000 puis récidivé en 2004 avec "Lost in translation" formidable "petit" film encensé partout dans le monde ,voici que la talentueuse réalisatrice réussit encore une fois son coup avec Marie Antoinette .
En évitant soigneusement la reconstitution historique Sofia Coppola choisit plutôt de tracer le portrait d'une jeune souveraine légère , gaie , un peu désabusée et frivole et qui derrière les apparences cache une grande tristesse et une profonde mélancolie . Le film est un émerveillement de couleurs , et certaines séquences sont un enchantement (les scènes du bal masqué , celle du mariage , celle de l'arrivée de Marie Antoinette en terre de France) Sofia Coppola et son équipe ayant obtenu l'autorisation de filmer au château de versailles les décors sont forcement grandioses , les costumes sont également un régal pour les yeux .
Le choix musical peut paraître surprenant (mélange de musique classique baroque et de titres du répertoire new wave) pourtant rapidement la musique colle parfaitement aux images ,j'en veux pour preuve l'incroyable séquence ou la cour royale s'encanaille au cours d'une soirée un peu décadente rythmée par le 'hong kong garden' de Siouxie and the banshees et que Sofia Coppola filme comme un pogo digne des années punk .
kristen Dunst révélée en 2000 par Virgin suicides apporte toute sa grâce et sa fraîcheur au personnage de marie Antoinette ;autour d'elle c'est surtout les personnages féminins qui sont mis en avant ,la comtesse Du Barry (vénéneuse Asia Argento) maria teresa la mère de Marie Antoinette ( étonnante Marianne faithfull) ou encore la duchesse de Polignac (pétillante Rose byrne) toutes sont formidables ;les personnages masculins sont par contre plus en retrait a l'image de Jason Schwartzmann qui campe un Louis XVI un peu falot.
Volontairement le film occulte toute la partie tragique de la fin de règne du couple royal et seules quelques séquences du soulèvement du peuple et sa marche vers versailles nous sont montrées , le film s'achévant (un peu brusquement ) alors que la reine prend la fuite. C'est donc bien un formidable portrait de femme que nous propose Sofia Coppola avec ce Marie Antoinette décalé ,et presque rock'n roll.
16:55 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : marie antoinette, sofia coppola
18/04/2007
La vie revée des anges (Erick Zonca 1998)
Des premieres réalisations d’une telle audace,d’une telle maîtrise sont rares dans le paysage cinématographique français même si le réalisateur Erick Zonca nous avait livré quelques courts-métrages d’une grande qualité ;il faut admettre que son premier ‘long’ est une totale réussite
Les comédiennes Natacha Régnier et Elodie Bouchez sont éblouissantes et on comprend le jury du Festival de Cannes qui leur a décernées le double prix d’interprétation .
La caméra de Zonca suit , sans voyeurisme et avec beaucoup de réalisme et de pudeur le quotidien des deux jeunes filles et nous montre avec cruauté mais beaucoup de justesse l’univers des ‘petits boulots’ , de la ‘galère’ et la survie sociale de Marie et Isa , la première rebelle farouche et révoltée , la seconde généreuse et d’un optimisme désarmant.
Toutes deux verront leur vie bouleversées , l’une par une rencontre amoureuse dévastatrice avec un homme qui pourtant représente tout ce qu’elle déteste , l’autre par la découverte du journal intime d’une jeune fille plongée dans un coma profond. On pense parfois a Sandrine Bonnaire dont les personnages de Mona (Sans toit,ni loi)et celui de Suzanne ( a nos amours) pourraient être la grande ou la petite sœur d’Isa et Marie.
La vie rêvée des anges (quel beau titre !) est un film remarquable et Erick Zonca s'impose des sa première réalisation un metteur en scène de grand talent
18:30 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : la vie revée des anges, erick zonca































































