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05/04/2006

L'empire des loups (chris Nahon 2005)

Jean -christophe Grangé écrit depuis plusieurs années des romans policiers passionnants et haletants ;l'adaptation par Mathieu Kassovitzde son plus cèlèbre roman 'les rivières pourpres'l'avait rendu populaire aux yeux du grand public et si le film de Kassovitz était  plutôt réussi malgré les distances prises par le réalisateur avec l'intrigue du livre on ne peut pas en dire autant de l'empire des loups ' de Chris Nahon.

L'intrigue du roman de Grangé aurait du permettre pourtant de livrer un film acceptable mais Nahon avec sa mise en scène prétentieuse  a choisi en plus des mauvais comediens de la distribution de compliquer un scénario dejà relativement difficile a suivre .

Au final un film assez incomprehensible ,ennuyeux et qui sous la facade  d'un esthétique chic transforme un bon sujet en un salmigondis de scènes chocs et tape a l'oeil

L'empire des loups est tout a fait représentatif  d'un cinéma qui de plus en plus  utilise abusivement le numérique pour pallier a des faiblesses évidentes (Belphégor  - Vidocq  .....ect).

Le cinéma français  peut donc  désormais ajouter a  sa longue liste de navets cet empire des loups  qui a force de se prendre au sérieux frôle le ridicule et le risible

jean Reno  jadis inspiré s'égare encore un peu plus avec ce film inutile qui n'enrichira ni sa filmographie  ni  le cinéma français tout court  ;les autres comediens sont quasi  inexistants ; les dialogues sont nullisimes et l'intrigue cesse rapidement de nous intéresser . Quant a la fin volontairement differente du livre elle est totalement incompréhensible .

Fuyez donc ce film a toutes jambes  et plongez vous dans la lecture du roman de Grangé qui lui saura vous passionner

Pauvre Grangé qui a du etre stupéfait de constater l'ampleur des dégats a la vision de cette adapatation aussi ratée que prétentieuse espérons pour lui que l'adaptation prochaine du vol des cigognes (sortie en octobre 2006) sera a la hauteur de son formidable talent

 

Fires in distant buildings (Gravenhurst 2005)

C'est un disque qui ne comporte que huit titres (dont un instrumental) mais il n'en faut pas plus pour le ranger déjà parmi les disques indispensables de l'année 2005.
Quelque part entre les Cure -période Pornography ou Faith- et le Nick Drake de Five Leaves Left voici donc Fires In Distant Buildings qui déroule ses harmonieuses mélodies envoûtantes et son climat habité et fiévreux.
Surfant sur la tendance néo-folk qui nous livrée quelques merveilles ces derniers mois mais en s'en démarquant intelligemment grâce a des influences évidentes Gravenhurst nous propose un excellent disque dont l'écoute peut s'apprécier dans toutes les circonstances.
Derrière ce nom de scène obscur se cache Nick Talbot, l'âme torturé de Gravenhurst qui possède une voix magnifique notamment sur "Cities Beneath The Sea" (plage 6) qui nous donne le grand frisson ou sur "Nicole" (plage 4) qui est certainement le joyau de cet album superbe.
Tout l'album est d'un remarquable niveau a l'exception, peut être de la reprise des Kinks légèrement en deçà des sept autres titres.
Ce disque entre  feu et  glace  trouvera sa place tant chez les curieux de la nouvelle scène britannique que chez les amateurs de belles mélodiess.

Pour le définir on peut dire qu'il  est  une remarquable synthèse entre la cold-wave des années 80, le Bristol sound du milieu des années 90 et la Nouvelle scène néo-folk actuelle.

ecoutez  cities beneath the sea
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16:05 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)