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Septembre 1970 : Pour la première fois depuis de nombreuses années lesBeatles ne sont pas élus ‘groupe de l’année ‘ par les lecteurs du très sérieux et très influent Melody Maker, ils viennent pourtant d’enregistrer un de leur album clé : Abbey Road, coup de tonnerre donc ! Qui ose ainsi détrôner les 4 de Liverpool de leur confortable piédestal ? – les Stones ? Les Doors? Non ce groupe Trouble fête est celui qui va tout révolutionner sur la scène rock des seventies , d'ailleurs ce n’est pas vraiment qu’un groupe c’est plutôt une véritable machine infernale pour qui on va carrément inventer une étiquette ,un genre qu’on appellera le heavy metal et plus tard le hard rock . Fondé sur le cadavre des Yardbirds laissé fumant par Jimmy Page l’ange surdoué de la guitare le groupe va d’abord s’appeler The NewYardbirds pour rapidement se rebaptiser Led Zeppelin nom qui selon la légende lui aurait inspiré par Keith Moon, batteur des Who et autre timbré devant l’éternel qui découvrant la musique puissante et lourde de Page et sa bande l’aurait comparé a un dirigeable de plomb prêt a s’écraser. Jimmy Page, ancien requin de studio (il a joué pour Them , the Kinksthe Who , mais aussi pour notre Hallyday national ainsi que pour Polnareff va s’entourer d’un alter –égo Robert Plant qui sera la voix féline et inoubliable de cette formation ,les deux autres musiciens du ZEP seront John Bonham dit ‘Bonzo ‘ batteur genial et cinglé et John Paul Jones qui sera le bassiste appliqué de ce quatuor en marche Sex , Drugs & Rock’n roll, c'est la maxime classique maintes fois mise en application dans le monde du rock déjanté et très libéré des années 70 et plus que tout autre Led Zeppelin va se l’approprier pour en faire un mode de vie ,un mode de pensée ,une raison d’être ; entre albums- événements sans titre sinon qu’une simple numérotation (les fameux I, II, III, IV ) les tournées marathons ,les prestations scéniques colossales et inoubliables , mais aussi les scandales en tout genres, accusations diverses fondées ou fantaisistes (les viols collectifs , le satanisme) , et les drogues présentes partout dans l’entourage du groupe et bien sur au sein du groupe lui même Pageet sa bande vont dévaster dix ans durant le paysage musical de leur époque et à l’image d’ Attila et sa horde de huns la ou le Zep va passer plus rien ne repoussera. A l’époque les puristes du blues feront néanmoins la fine bouche scandalisés de voir plagiés certains standards mais si Led Zeppelin s’inspire sans se cacher des bluesmen comme Willie Dixon ou Howlin’ Wolf le groupe ne se contente pas de reproduire leurs standards ils les dynamitent, les restructurent et les habillent d’une aura nouvelle au point de se les approprier définitivement. Pendant 10 ans d’un règne presque sans partage le dirigeable de plomb va voler haut, très haut et le groupe n’aura de cesse de défrayer la chronique et d’enrichir les tabloïds en imposant l’image d’un groupe de rock totalement imprévisible tant a la scène qu’a la ville , de Page rachetant pour s’y installer la maison d’Alistair Crowleyhaute figure de l’occultisme qu’on disait véritable sorcier) aux pochettes de disques ,textes et symboles subliminaux en passant par les consommations effrénées et gargantuesques d’alcool , de drogues diverses et de groupies de tout age, d’autant plus qu’il ne fallait pas compter sur Peter Grant le manager du groupe pour ramener ces garçons dans le droit chemin ce dernier se révélant a lui seul encore plus dingue que les 4 musiciens réunis. Cette spirale infernale va se terminer tragiquement pour l’un d’entre eux en Septembre 80 a la suite d’une beuverie gigantesque dans l’appartement de Pagea Londres John Bonham s’écroule et ne se relève pas alors bien sûr la mort d’un individu capable de boire en 2 jours autant de vodka que vous et moi en toute une vie ne surprendra personne mais cette tragédie va sonner le glas d’un groupe qui depuis quelques années et surtout depuis la fin de son contrat chez Atlantic ne livre plus que des albums moyens en regard notamment du fameux carré magique I II III et IV .Il est vrai que lorsqu’on a jeté a la face du monde des chansons du calibre de "stairway to heaven" – "dazed andconfused "–"going to California "ou encore "Kashmir" on n’est plus tenu de prouver son talent . Et bien évidemment tout ces titres comme tous ceux d'ailleurs du répertoire du Zep prennent de dimensions lorsqu’ils sont joués ‘Live’, triturés , décortiqués , étirés dans des versions apocalyptiques de parfois 20- 25 minutes le groupe invente a cette occasion des sons , des riffs ,des enchaînements totalement sidérants, la voix chaude et sensuelle de Plant associé a la puissance des fûts de Bonham , epaulée par le virtuosité exceptionnelle de Page et la solidité de Jones font de Led Zeppelin l’un des groupes LE groupe pour certains) le plus complet de tout les temps.
On peut posséder un album réputé indispensable sans pour autant l’écouter régulièrement mais y être profondémént attaché. C’est le cas du premier album enregistré par l’un des groupes les plus célèbres de la planète ( et d’ailleurs….)Pink Floyd Précisons d’abord une chose primordiale , cet album gravé en 1967 en pleine explosion du mouvement psychédélique est d’abord et avant tout un disque de Syd Barrett ,le génie et fondateur du groupe de Canterbury,il compose ,chante et joue la plupart des parties guitares sur la quasi-totalité des morceaux qui composent ‘the piper’ . C’est bien sûr la personalité unique ,fantasque et totalement hors-normes de barrett qui va donner a ce premier album un ton si particulier et qui va faire de ‘the piper ‘ la pierre philosophale ,le mètre-étalon du mouvement musical psychédélique de toute la planète et tout comme il y avait eu un avant et un après ‘sergeant Pepper’s ’ il y aura un avant et un après ‘the piper at the gates of dawn ’ et on peut affirmer qu'il se doit de figurer dans tous les discothèques dignes de ce nom ‘the piper at the gates of dawn’qui doit son titre mystérieux a un poème de William Blake une des idoles de Syd Barrett va révolutionner son époque ,évidemment et cela ne surprendra personne c’est la découverte du L.S.D très en vogue a l’époque , qui va influencer la création et la composition de ce disque au point que Syd Barrett, déjà sérieusement perturbé ne se remettra jamais des abus de sa consommation excessive et suicidaire , sa santé mentale va vite décliner rapidement au point d’etre écarté du groupe qu’il avait crée Incapable d’assurer les premières tournées du groupe ,il sera remplacé par David Gilmour pour devenir un artiste maudit enregistrant quelques albums solos qui dévoileront davantage encore l’étendue de la paranoïa de son cerveau malade. Sue ce premier Pink floyd on ne retrouvera pas les singles déjà enregistrés et encensés par le public et les critiques britanniques ;pas de Arnold Layne donc ni encore moins de See Emily play titres tous deux complètement renversants et signes évidents du génie visionnaire du groupe et de son approche nouvelle dans la façon de composer. Ces absences remarqués font faire grincer les dents du public londonien branché qui ne comprend pas que des chansons symboles et aussi représentatives d'un courant et d'une époque abouties soient ainsi écartées mais le Floyd ne fait que répéter le coup de poker réussi par les Beatles qui avait fait de même pour la sortie de ‘sergeant Pepper’s ‘ignorant a l’époque d’y faire figurer deux singles classés pourtant tres haut dans les Charts ‘penny lane ‘ et ‘Strawberry fields for ever’ . Autour de la comète Barrett Pink floyd se compose de Roger Waters à la basse , Nick Mason a la batterie et Rick Wright aux claviers et ce quatuor va bouleverser la face musicale du monde , des envolées cosmiques et sidérales d’Astronomy domine qui ouvre cet album historique en passant par Interstellar overdrive c’est une succession de titres inouïs alternant douces mélodies , explosions sonores , souffles , échos , bruitages …. les Etats-Unis venaient de passer a l’âge adulte du rock avec l’arrivée du Velvet Underground ,les anglais font faire de même en consacrant les Floyd comme le groupe définitif du psychédélisme , Nous sommes en 1967et si Pink floyd ne joue encore que dans une petite salle mythique de l’underground londonien l’U.F.O, Barrett et sa bande nous propose déjà la musique de l’an 2000. Bien des années plus tard ,selon un procéssus qui parfois va leur échapper ils vont devenir une machine de guerre pour atteindre une dimension universelle en 1973 avec le célèbrissime Dark side of the moon. Depuis longtemps Syd Barrett aura artistiquement disparu laissant Waters et Gilmour se disputer des années durant et jusque devant les tribunaux le rôle de capitaine du vaisseau ils n’oublieront jamais ce qu’ils doivent au ‘crazy diamond’ (surnom de Barrett) et le titre Shine on you crazy diamond sur ‘Wish you were here ' en 1975 lui rendra un hommage tardif mais sinçère Années après années Le Floyd comme un ogre insatiable va grossir pour devenir le groupe emblématique que l’on sait mais les prémices de tout ce qu’ils vont composer durant toute leur prolifique carrière sont déjà présents sur ‘ the piper at the gates of dawn ‘ disque fondamental , étrange , moderne , un peu schizophrène ,génial toujours novateur ,un disque totalement intemporel .