14/10/2017
Souchon dans l 'air Vol.1 ( Various artists 2017)

Les albums de reprises de nos grands artistes (ou groupes) français sont très 'tendances ' depuis de nombreuses années et avec eux leurs lots de réussites, de bonnes surprises ou de déceptions
Paru chez Universal en juin 2017 cet album qui revisite Souchon par toute une ribambelles d'artistes s'inscrit malheureusement dans cette dernière catégorie.
J 'ai une infini tendresse pour Souchon et son univers musical qui nous balade depuis des décennies.
j'apprécie sa discrétion , sa délicate paresse, son élégance naturelle et désabusée et il fait incontestablement partie des meilleurs représentants artistiques de sa génération.
donc voici le volume 1 ( il y aura un vol.2 de toutes évidences ) de cet album de reprises qui disons le tout net ne m'a pas vraiment convaincu.
14 titres ou plutôt 13 l 'intro de 1'16 de Chilly Gonzalez ( ' foule sentimentale ' ) est anecdotique avec au rayon des belles surprises Arthur H qui nous offre une version très personnelle de 'j ai 10 ans ' un tube qui date ca ne nous rajeunit pas de 1974 et également Katerine qui s 'approprie le délicieux ' y ' a d 'la rumba dans l 'air avec sa desinvolture habituelle ou encore Izia qui nous offre une rejouissante 'balade de jim ' tres electro pop
a demie réussies ( et donc a demie ratées) les versions de Vanessa paradis ('le baiser ') , Benjamin Biolay ( 'la vie ne vaut rien ') ou Mathieu Boogaerts ( 'quand j 'srai Ko")
les autres auraient du clairement s'abstenir ( 'fallait pas les inviter ') M catastrophique et horripilant ('les jupes des filles') Brigitte ( "allo Maman bobo ' sans charme et terriblement fade) Tété et jeanne Cherhal tout comme Jean Louis Aubert qui lui réussit l'exploit de rendre insupportable l'une des plus belles chansons d'Alain Souchon ( 'et si en plus y'a personne') complètent la liste des 'maillons faibles ' de ce disque au final sans grand intérêt..
Sinon mention spéciale a Oxmo Puccino culotté et hors catégorie qui ose et réussit a rajeunir un 'Poulailler's song" deja vieux de 40 ans '
Izia - la balade de Jim
Katerine - y ' a d'la rumba dans l'air
Track-list
Chilly Gonzales – Foule sentimentale (intro)
Mathieu Boogaerts – Quand j'serai K.O.
Vanessa Paradis – Le baiser Arthur H – J'ai dix ans
Izia – La ballade de Jim
Katerine – Y'a d'la rumba dans l'air
Benjamin Biolay – La vie ne vaut rien
Juliette Armanet – Ultra moderne solitude
Jean-Louis Aubert – Et si en plus y'a personne
-M- – Sous les jupes des filles
Oxmo Puccino– Poulaillers song
Jeanne Cherhal – Rame
Tété – Bidon
Brigitte – Allô maman bobo
19:41 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)
12/10/2017
R.I.P Tom Petty (1953-2017)

Même si je concede ne pas l'avoir souvent écouté Tom Petty faisait indiscutablement partie du paysage rock d'une Amérique légendaire avec les images d'Epinal qui vont avec
Fidele a sa Floride natale Tom Petty et son look atypique auront traversés les décennies alternant passages a vides , périodes de vache enragée et gros succes populaires aux Etats Unis et un peu partout en Europe
il forme The Heartbrekers des 1975 mais le chemin vers la réussite sera long malgré de bons albums
il lui faudra attendre 'Dawn the torpedoes ' en 1979 ( avec le single 'refugee') pour être enfin reconnu sur la scène Rock
inspiré par le rock 'n roll des origines il voue une admiration pour des groupes comme Les Byrds ou Creedence Clearwater revival mais aussi bien evidemment pour les Stones ou les Beatles mais garde cependant un recul et un détachement qui vont lui permettre de conquérir un large public dans les années 80
Musicien engagé et militant anti nucléaire actif il sera aussi première la rock -star a engager une lutte contre l 'industrie du disque et a imposer une baisse des prix pour ses albums
En 1991 il enregistre ce qui sera sans doute son meilleur album ' into the great wide open ' un disque qui porté par le tube 'Learning to fly ' se vendra plusieurs millions d'exemplaires.
On n'oubliera pas non plus les deux albums inattendus et enregistrés avec le 'super-groupe ' Traveling Wilburys dans lequel le hasard l 'aura conduit.
l 'anecdote est resté célèbre
En 1988, George Harrison qui est resté proche de Bob Dylan lui demande d'utiliser son studio d'enregistrement de Malibu pour enregistrer une chanson, Handle with Care, qui doit apparaître en face B de This Is Love, tirée de son album solo "Cloud Nine" .
Il amène Roy Orbison et Jeff Lynne ( Electric light orchestra) , avec qui il déjeunait ce jour-là.
Dylan présent lui aussi decide de participer à la séance, qui tourne à la fête entre potes
Tom Petty voisin n' était pas censé faire partie du groupe, mais George Harrison ayant oublié sa guitare repart chez lui et rencontre Tom Petty qu il 'invite illico à se joindre a eux.
Ainsi naquirent les Traveling Wilburys qui vont enregistrer ' traveling wilburys volume 1 sous les pseudonymes suivants
Otis Wilbury (Jeff Lynne)
Nelson Wilbury (George Harrison)
Charlie T. Junior (Tom Petty)
Lefty Wilbury (Roy Orbison)
Lucky Wilbury (Bob Dylan)
en 1990 ils vont se retrouver pour 'traveling wilburys volume 3" ( ils ne devaient pas aimer le chiffre 2 ) sans Roy Orbison legende des années 60 et mort a 52 ans d'une crise cardiaque en décembre 1988
le même Roy Orbison obtiendra en 1990 un succès posthume planétaire avec 'oh pretty woman sur la B.O du celebre film
Trois décennies plus tard et après avoir combattu la dépression et une longue addiction à l'héroïne grâce a la méditation transcendantale c'est Tom Petty qui sera a son tour victime d'un arrêt cardiaque dans sa villa de Malibu
Il laisse derrière lui a l'image d'un Neil Young ou d'un Bruce Springsteen une certaine idée de la musique rock celle d'une une conception et d'une approche artistique et artisanale pleine d'authenticité et de simplicité.
Tom Petty & The Heartbreakers - Learning to fly
Traveling Wylburys - Handle with care
10:40 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)
10/10/2017
Harvest ( Neil Young 1972)
Quelque part dans une chronique a propos de ce disque majeur un internaute écrivait ceci
" Il y a quelques années, un imbécile qui certainement ne connaît rien au Beau, avait affirmé qu’une vie était ratée sans montre de luxe à cinquante ans. Il s’est trompé de peu, une vie est bel et bien ratée si l’on n’écoute pas Harvest avant cinquante ans…"
Cette réflexion ironique mais non dénuée d'une vérité absolue a failli donc me faire defaut car je confesse etre venu a Neil Young tard ( tres tard )
Les raisons m'échappent encore et elle sont sans importance puisque au final la rencontre a bel et bien eut lieu.
Que dire donc qui n'a pas été dit sur cet album qui réussit le miracle de la simplicité et de l'émerveillement
En 1972 Neil Young enregistre a Nashville ce qui sera son 4eme disque après le succès d'After the gold rush (1970) album qui l'a propulsé sur le devant de la scène
Pour ce disque brut et enraciné dans la tradition folk Le canadien offre 10 pépites présentées sous une pochette sobre en carton marron ou il faut bien distinguer le soleil qui l'illumine car si Harvest est un album profond et terrien il n'en demeure pas moins un disque chargé d'une grande sensibilité que Neil Young enregistre a une période importante de sa vie
Beaucoup de choses très personnelles donc dans ce disque épuré et qui nous propose une délicieuse invitation au voyage et une introspection dans l'univers de son auteur
De 'out of the week end " ou 'harvest qui évoquent la rupture amoureuse de 'old man' ( vraisemblablement en hommage a son père) de la recherche éperdue de l 'amour total ( ' heart of gold ' ) a "A man needs a maid" qui symbolise l'amour retrouvé, (en l'occurrence l'actrice Carrie Snodgress avec laquelle il aura un enfant ) des chansons plus sociales ' Alabama ' qui évoque le sud et le KKK a ' the needle and the damage done , terrible chanson sur les ravages de l 'héroïne ( et inspirée par la disparition de Danny Whitten musicien et ami du groupe Crazy Horse ) a "Words "( Between the Lines of Age) qui conclut brillamment cet album et ou il dresse un constat sans concession de sa situation personnelle Neil Young offre a un monde qui se réveillé douloureusement de l 'utopie hippie un disque majeur de la culture musicale américaine.
Neil Young - heart of gold
Track-List
1 Out on the weekend (4.35)
2 Harvest (3.11)
3 A man needs a maid (4.05)
4 Hearts of gold ( 3.05)
5 Are you ready for the country ? (3.33)
6 Old Man ( 3.24)
7 There's a world (2.59)
8 Alabama (4.02)
9 The needle and the damage done "recorded in concert January 30, 1971" ( 2.02)
10 Words (Between the Lines of Age)" (6.40)
09:48 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1)































































