31/08/2017
Dare - the Human League (1980)
il est de bon ton de vomir sur toute la production musicale des années 80 et reconnaissons que beaucoup d'albums parus durant cette époque sont difficiles a écouter aujourd'hui tant ils ont vieillis cependant au milieu de cet océan de disques dispensables d'une période pas forcement toujours bien inspirée on peut trouver des réussites incontestables.
c'est le cas de 'Dare' l'album le plus abouti de The Human League groupe britannique de Sheffield qui obtint avec ce disque un succès planétaire (71 semaines en tête des charts et + de 5 millions de copies vendues).
fort de deux hits en béton armé 'love action ' et surtout 'don't you want me' tout deux ultra diffusés sur les dances floors de l'epoque 'Dare' est un album totalement représentatif de la production de l'époqueBasé sur une électronique pop synthétique d'influence Kraftwerk et utilisant boites a rythmes et synthés de manière intelligente Dare propose 10 titres qui s'enchainent avec harmonie malgré deux titres faiblards ( "do or die" - "I am the law") et d'autres nettement plus intéressants "seconds" - " darkness" ou encore le méga-tube "love action."
Musique froide et clinique mais néammoins dansante The Human League va permettre avec cet album de servir de tremplin et de référence a toute une pléiade de groupes (Soft cell -Depeche Mode -Ultravox ou a un degré moindre Orchestral manoeuvres in the dark)
Nous ne sommes évidemment pas devant un disque essentiel mais plutôt face a un disque que l'on peut considérer comme une excellente synthèse de son époque ; le réecouter ou le redécouvrir est réellement un vrai bonheur.Pour la légende ce disque serait le dernier que Lester Bangs ,le critique musical ultime' aurait posé sur sa platine .La face 2 de 'dare ' tournait encore lorsque son corps a été découvert le 30 Avril 1982
The Human League ' Get carter
19:12 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)
29/08/2017
Histoire d'une Photo - Blind Faith (1969)

Quand Bob Seidemann , photographe américain (qui vient de publier une série de photographies assez dénudées et superbes de Janis Joplin ) choisit Mariora Goschen une jeune fille pubère de 11 ans pour illustrer la pochette de l 'album du ' super-groupe ' de Clapton / Baker/ Winwood il n 'a surement pas conscience du scandale qu'il va provoquer (ou peut entre en a t'il totalement conscience les avis sont partagés.....)
Quoi qu'il en soit Steve Winwood ( ex traffic) Ginger Baker et Eric Clapton ( ex Cream ) n’interviennent pas dans la conception graphique de l’album à venir, sûrement trop occupés à répéter et Seidemann écume Londres à la recherche du modèle idéal :il cherche selon ses propres mots " Une fille ayant de l’innocence et pourtant approchant la féminité adulte"
Ce que j’avais à l’esprit dira également le photographe c" 'est de de faire coïncider la sortie du disque avec l’arrivée des cosmonautes sur la Lune. Tandis que l’homme se lançait dans la galaxie, je voulais que l’innocence porte mon vaisseau spatial ".
La légende veut que Seidemann ait nommé le cliché Blind Faith (foi aveugle) et que Clapton ait repris ce nom pour sa nouvelle formation qu'il n 'avait pas encore baptisée
Outre le scandale de la nudité de la jeune anglaise l 'objet qu'elle tient dans ses mains fera lui aussi couler beaucoup d'encre
la forme phallique délibérée de la maquette ( que Seidemann fait fabriquer par un étudiant du 'royal collèges of art ' ) rappelant clairement un godemichet ce dont se defendra le photographe )
interdit de publication aux Etats -unis par la maison de disques Polydor qui ne veut rien entendre et bloque la sortie de l 'album celui ci sera édité finalement avec une hideuse pochette affreusement banale ou les 4 musiciens de Blind faith posent hilare et décontractés ( voir ci dessous)
Clapton excédé par les polémiques ridicules et sans fin claquera la porte de ce super groupe éphémère pour rejoindre brièvement John Lennon et son Plastic Ono Band à Toronto , Il ne donnera donc pas ni suite a la carrière de Blind Faith ni suite à cet unique album qui va entrer dans la legende tant par sa pochette désormais celebre que par les six titres enflammés de son contenu , un " blues rock " habité et intense avec deux sommets absolus ' had to cry today ' et ' presence of the Lord '
Pochette US

le photographe et son modèle en 2009 quarante ans apres la sortie de l'album
Janis Joplin by Bob Seidemann( 1969)
13:17 Publié dans arts, Culture, Musique, Société | Lien permanent | Commentaires (1)
































































