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17/06/2017

La possibilité d'une île (extrait )

 

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Chaque fois que nous ressassons notre passé , que nous revenons  sur un épisode douloureux et c'est a peu près a cela que se résume la psychanalyse ,nous augmentons les chances de le reproduire et au lieu d'avancer nous nous enterrons.

quand nous traversons  un chagrin  ,une déception  quelque chose qui nous empêche de vivre,nous devons commencer par déménager,    brûler les photos ,   éviter d'en parler a quiconque .

Les souvenirs refoulés s'effacent ,cela peut prendre du temps mais ils s'effacent bel et bien .

le circuit se désactive

 La possibilité d'une île  -Michel  Houellebecq (extrait)

12:49 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

La possibilité d'une île (michel Houellebecq)

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Ou le talent inouï et le génie littéraire de Michel Houellebecq vous saute au visage avec le poème final qui donne son titre au roman 'la possibilité d'une île

 

 

Ma vie ,ma vie  ma très ancienne

mon premier voeu mal refermé

mon premier amour infirmé

il a fallu que tu reviennes

il a fallu que je connaisses

ce que la vie a de meilleur

quand deux corps jouent de leur bonheur

et , sans fin s'unissent et renaissent

entré en dépendance entière

je sais le tremblement de l'être

l'hésitation a disparaître

le soleil qui frappe en lisière

et l'amour ou tout est facile

ou tout est donné dans l'instant

il existe au milieu du temps

la possibilité d'une île

 

La possibilité d'une île -Michel Houellebecq -(extrait)

 

 

 

 

12:47 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

L'Oeuvre (Emile Zola)

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Ah se replonger dans Zola et évidemment dans un volet de cette incroyable saga des Rougon Macquard avec  qui j avais tissé  dans mon adolescence  une  relation particulière.

Poussé par mon père  qui avouait humblement avoir  dévoré  la  saga  ( 20 romans) avant ses 18 ans  (et  dans l 'ordre  chronologique   a savoir  de 'la fortune des Rougon'  au 'Docteur pascal ' ) j 'avais a mon tour été happé par les personnages de cette  saga (sur  cinq générations)  incroyablement réaliste et  offrant  un regard social  culturel et politique de son époque (le  second  empire) et faisant  de Zola le maitre absolu  d'un mouvement  littéraire  qu'on appellera  'le naturalisme  '

J'avais  donc  a mon  tour  enchainé de  nombreux romans de  cette  saga épique (qui offre au lecteur la possibilité de  lire n'importe lequel  de ses vingt volet  sans être forcement contraint de  respecter la chronologie

Ayant  eu mon compte  de misères , de  noirceur   et de  souffrances  a la lecture  des  chefs d'œuvres  littéraires  que  sont 'Germinal  '  " L assommoir  '  'le ventre de Paris  '  ' Nana  '  ' la bete humaine 'j'abandonnais  lâchement  Zola le retrouvant  au travers  des  adaptations  cinématographiques  de  ses  livres  au cours  des  décennies  suivantes.

c 'est le sujet d'actualité  autour de l 'amitié  Emile Zola -Paul  Cézanne ( pour la  sortie du film "Cézanne et Moi " de Danièle Thompson )  qui me ramènera a lui et a  "  L'œuvre " le   14 eme  roman des Rougon -Macquart qui sert de support pour le film

Cette  relation amicale  nouée  des l adolescence a Aix en Provence   entre les  deux hommes  est le ciment du livre de Zola (  écrit  en 1886)

Zola  nous fait découvrir  dans 'L'œuvre '  le Paris  des Salons mondains , l'ambiance des cafés d'artistes , au delà  de  sa vision du monde  artistique  des lettres et de la peinture Zola par  sa plume  nous entraîne au bout de la folie créatrice et dévastatrice d'un homme (Claude Lantier)  obsédé par son art  et  basculant  dans  une folie autodestructrice autour  d'un unique tableau qu 'il se  veut etre  son chef d'œuvre définitif

Dans aucun  autre  de  ses  romans  Zola  n 'aura  autant payé de  sa personne  ni mis  autant  de lui même  car  évidemment le personnage de Pierre Sandoz l' ami et  confident   de Claude  Lantier  c 'est évidemment lui , c 'est forcement  lui

Temoin des bouleversements  artistiques de  son  epoque Zola  s'en  fait le porte parole et introduit  dans  son roman outre des artistes  que l on arrive a identifier sans difficulté  ( Cézanne   bien sur  mais aussi Manet , Courbet , Monet ) traitant au travers  d'eux  du bouleversement  de la peinture moderne et  de l 'arrivée majeure  des peintres  impressionnistes ( n'oublions pas  que  Zola a  ete  critique  d'art  avant  de  s'imposer  comme l 'un des  grands romanciers   de  son siècle)

l 'œuvre  est un livre  passionnant et  totalement Édifiant, parfois effrayant mais absolument magistral sur le monde des arts alors en plein bouleversement  et sur les  personnages habités qui le composent

C' est aussi un  terrible et  tragique roman  d'amour  sacrifié ( entre Claude  et Christine) et un livre  sans  concession  sur l  l'abnégation de l homme a son art

Un livre intense a la fois angoissé et  absolument edifiant une œuvre  aussi lumineuse que pessimiste .

 

 

12:28 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

16/06/2017

IP5 , l'ile aux pachydermes (Jean-Jacques Beineix 1992)

ip5,yves montand,olivier martinez,jean jacques beineix 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voila un film qui commence de fort belle manière et qui atteint petit a petit son point culminant avec la rencontre des trois personnages masculins au milieu de nulle part

.IP5 c'est non seulement l'histoire de rencontres improbables mais c'est également deux grandes histoires d'amour fou ; la première pleine d'espoir tandis que  l'autre est faite de souvenirs et de regrets.

C'est aussi  un film qui parle des hommes , de la nature , des sentiments , de la solitude , de la vieillesse et  du choc des générations mais pourtant malgré de trés belles séquences   IP5 pêche parfois par cet  excés de prétention caractéristique chez Beineix  ,on sait le soin particulier qu'aime apporter le réalisateur a ses long métrages (souvenons nous de "Roselyne et les lions" ou encore de " la lune dans le caniveau " films encensés ou .... hués )

Ici c'est un peu la même chose Beineix semble ne pas  laisser suffiamment  dérouler le jeu des ses acteurs (Olivier Martinez et Yves Montand dont c'est le dernier rôle au cinéma sont tout deux épatants) et le film qui se  veut passionnant  au début finit par  lentement  dériver pour finir par finalement  agacer

 

15/06/2017

Le Massacre de Fort Apache ( John Ford 1948)

 

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se replonger dans '  le 'Massacre de Fort Apache ' le premier film de la trilogie de John Ford sur la cavalerie américaine ( suivront 'la charge héroïque' en 1949 et ' Rio Grande   ' en 1950) reste un immense   bonheur de cinéphile

Les raisons en sont simples  a commencer évidemment par la maitrise de la mise en scène de Ford qui restera a jamais le maitre absolu des chevauchées et cavalcades mais aussi par le contenu profondément politique et sociologique du film

John Ford de manière exemplaire réussit a proposer un juste équilibre entre l'évocation des rituels propres a la cavalerie et a ses  règles   , la description de la vie quotidienne au fort, et les scènes d'action spectaculaires au cœur de Monument Valley.

Clairement en réalisant avec ' le Massacre de Fort-Apache ' le premier film 'pro indien ' Ford fais également taire tous ceux qui le taxait de conservatisme et de militarisme exacerbé ( les memes accusations seront également  portés sur John Wayne)

La vision du monde et des conditions de vie misérable des indiens ( représentés ici par Cochise et Geronimo du clan des ' Apaches ' ) tranche avec les représentations passées des indiens fourbes et traitres

C 'est plutôt le corps militaire,  ses codes et ses regles  qui sont moqués par Ford au travers de séquences humoristiques volontaires  notamment avec l'interet portés aux sans grades qui tournent en ridicule les rituels militaires tout en donnant à l'armée  une véritable humanité et une réelle authenticité

ici Ford choisit  d'opposer deux types de militaires avec d'un coté le lieutenant-colonel Thusrday, (Henry Fonda tout en sobriété) excessivement autoritaire  et rigide qui refuse d'écouter ses officiers mieux avisés que lui et méprise ses adversaires indiens les considérant comme des sauvages et de l'autre le capitaine York, ( John Wayne) vétéran des guerres indiennes, qui sait comprendre les signes 'indiens  '  et connaît parfaitement les tactiques des Apaches. C'est aussi un homme qui met un point d'honneur a la parole donnée et au respect de l'ennemi

l 'opposition croissante de ces deux personnalités militaires constitue la colonne vertébrales de ce 'western" d'une rare intelligence psychologique

La touche melo et légère est ici apportée par l'idylle entre Philadelphia Thusrday , la fille du lieutenant colonel ( Shirley Temple) et le jeune et beau lieutenant O ' Rourke ( John Agar)

Ford livre également de beaux portraits de femmes de militaires en insistant sur l 'abnégation et le sacrifice de ces épouses  perdues loin de toute civilisation et dans un univers plutôt hostile.

'le massacre de Fort Apache ' regorge de merveilleuses  scènes d 'anthologies , l'attaque et le massacre des hommes de Thusrday par Cochise , les scènes de bals ( filmées avec une maestria qui laisse rêveur) , les faces a faces et divergences entre Thusrday et ses hommes qui par l'entêtement du premier conduiront au massacre des seconds

enfin Ford dénonce aussi et c'est certainement la force et le message final de son film l 'héroïsme falsifié qui construit la légende et fera du lieutenant colonel Thusrday un héros sacrifié pour la grandeur de son pays malgré des choix humains et tactiques douteux et hautement discutables.

Du grand cinéma et du grand spectacle pour ce film que l 'on peut considérer comme un des fleurons du genre.

 

10:49 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

14/06/2017

L'immortel (Richard Berry 2010)

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Bon j'avoue que j'y croyais pas trop jean Reno dans un film réalisé par Richard Berry et produit par Luc Besson , j'ignorais que Kad Merad se coltinait le rôle du méchant de service et que Darroussin faisait partie du naufrage.

En adaptant le roman de Franz Olivier Gisbert  on aurait pourtant pu espérer un meilleur traitement de la part de Richard Berry.

Au delà de la distribution c'est plutôt le personnage incarné par Reno qui me donnait envie de voir  ce film 'Jacky Imbert' rebaptisé Charly Mattei dit "Charly Le Mat" légende de la pègre marseillaise ,un personnage au passé chargé a la fois trouble et fascinant rescapé d'une tentative d'assassinat par le milieu malgré 22 projectiles retrouvés sur sa carcasse

Mais les bonnes intentions ne suffisent pas et le film de Berry ne fait illusion que quelques minutes.

Très vite on sent que la mayonnaise ne prend pas malgré les tentatives de plus en plus désespérées de Jean Reno de nous fait croire au personnage

Ça se corse avec l'apparition de Tony Zacchia joué (mal) par Kad Merad visiblement peu a l'aise dans ce registre puis celle de Martin l'avocat véreux (Darroussin a la ramasse ) et du commissaire Marie Goldman (Marina Fois a peine crédible)

personnages peu vraisemblables et trop caricaturaux, dialogues idiots, violence parfois inutile avec des scènes a la limite du ridicule (ah ! la poursuite a moto avec un cascadeur doublant Reno mais qui doit bien lui rendre 40 kilos de moins) et le plagiat Honteux  sur les films de mafia (le mariage )

Joey Starr ("le pistachier" ) en "guest star" dans le rôle de méchant impressionne davantage en 2 minutes que Kad Merad vociférant et gesticulant a chacune de ses apparitions dans le film

On a du bien rigoler du coté de Marseille et de Toulon avec ces caïds de cinéma , on a dût moins rigoler, par contre si on a payé sa place de cinéma pour voir cette daube a peine réchauffée et surtout très indigeste

 

21:03 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)