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23/07/2011

top 100 - 100/20 Sympathy for the devil (The Rolling Stones 1968 )

En 1968 parait 'Beggar's banquet " un disque que beaucoup considèrent comme LE chef d'oeuvre des Stones .une chose est certaine ce disque sera essentiel dans la carrière du groupe et il fera couler beaucoup d'encre en raison notamment du désaccord sur la pochette Decca, la maison de disques, insiste pour une pochette blanche genre carton d'invitation alors que les Stones veulent une photo assez 'trash ' (graffitis sur les  murs de toilettes). Le désaccord retarde la sortie du disque de deux mois et c’est finalement la maison de disques qui l’emporte. Cependant lors de la réédition en CD la photo de toilettes, refait son apparition

Le disque contient plusieurs titres de légende 'no expectations ' 'street fighting man ' notamment  mais on trouvera surtout l'inoubliable 'sympathy for the devil ' rouleau compresseur rock ,un titre absolument fascinant

Les Stones créent (encore) la polémique avec ce titre (composition de Jagger) qui semble faire clairement référence au diable (on est dans une periode ou le satanisme est regulièrement assoçié au rock et au heavy métal) mais il sera établi que l'inspiration de cette chanson vint de la lecture du livre de Boulgakov 'le maître et Marguerite"

Les paroles font également référence à l'assassinat de John F. Kennedy et de son frère Robert Kennedy. Les Stones enregistraient le titre lorsque ce dernier fut tué, et les paroles de la chanson furent alors modifiées, passant de "Who killed Kennedy?" à "Who killed the Kennedys"?

C 'est Keith Richards  qui eut l'idée d'apporter la touche Salsa qui va immortaliser ce titre envoûtant et hypnotique ,un titre qui va a l'image de 'satisfaction ' devenir l'une des chansons emblématiques du groupe et jean Luc Godard immortalisera l'enregistrement  de ce titre dans son essai  One + One un film-  documentaire  autour des  sessions d'enregistrement de 'sympathy for the devil'

Je precise que j'ai découvert ce titre non pas dans sa version 'studio ' mais en écoutant le fabuleux live (leur meilleur a mon sens) 'Get's yer ya ya's out  ! "enregistré lors de leur tournée américaine  en 1970

Réguliérement reprises sous différentes formes notamment par Brian Ferry sur son premier album solo  en 1973 ou encore  par Gun's Roses pour la bande originale du film 'entretien avec un vampire' en 1994 , l'original des Stones reste un monument qui sera classé par le magazine Rolling Stones a la 32ème place des plus grandes chansons de tout les temps , elle figure inévitablement  dans mon top 100 en très bonne position (20)

 



Paroles

Please allow me to introduce myself 

I'm a man of wealth and taste 

I've been around for long, long years 

Stole many man's soul and faith 

And I was 'round when Jesus Christ 

Had his moment of doubt and pain 

Made damn sure that Pilate 

Washed his hands and sealed his fate 

Pleased to meet you 

Hope you guess my name 

But what's puzzling you 

Is the nature of my game 

I stuck around St. Petersburg 

When I saw it was a time for a change 

Killed the Czar and his ministers 

Anastasia screamed in vain 

I rode a tank 

Held a general's rank 

When the blitzkrieg raged 

And the bodies stank 

Pleased to meet you 

Hope you guess my name, oh yeah 

Ah, what's puzzling you 

Is the nature of my game, oh yeah 

(woo woo, woo woo) 

I watched with glee 

While your kings and queens 

Fought for ten decades 

For the gods they made 

(woo woo, woo woo

I shouted out, 

"Who killed the Kennedys?" 

When after all 

It was you and me 

(who who, who who) 

Let me please introduce myself 

I'm a man of wealth and taste 

And I laid traps for troubadours 

Who get killed before they reached Bombay 

(woo woo, who who) 

Pleased to meet you 

Hope you guessed my name, oh yeah 

(who who)

But what's puzzling you 

Is the nature of my game, oh yeah, get down, baby 

(who who, who who) 

Pleased to meet you 

Hope you guessed my name, oh yeah 

But what's confusing you 

Is just the nature of my game 

(woo woo, who who) 

Just as every cop is a criminal 

And all the sinners saints 

As heads is tails 

Just call me Lucifer 

'Cause I'm in need of some restraint 

(who who, who who) 

So if you meet me 

Have some courtesy 

Have some sympathy, and some taste 

(woo woo)

Use all your well-learned politesse 

Or I'll lay your soul to waste, um yeah 

(woo woo, woo woo) 

Pleased to meet you 

Hope you guessed my name, um yeah 

(who who)

But what's puzzling you 

Is the nature of my game, um mean it, get down 

(woo woo, woo woo) 

Woo, who 

Oh yeah, get on down 

Oh yeah 

Oh yeah

(woo woo) 

Tell me baby, what's my name 

Tell me honey, can ya guess my name 

Tell me baby, what's my name 

I tell you one time, you're to blame 

Oh, who 

woo, woo 

Woo, who 

Woo, woo 

Woo, who, who 

Woo, who, who 

Oh, yeah 

What's my name 

Tell me, baby, what's my name 

Tell me, sweetie, what's my name 

Woo, who, who 

Woo, who, who 

Woo, who, who 

Woo, who, who 

Woo, who, who 

Woo, who, who 

Oh, yeah 

Woo woo 

 

 

 The Rollings Stones  - sympathy for the devil


podcast

 

 Brian Ferry - sympathy for the devil (extrait de 'these foolish things " 1973)


podcast

Miles , L'autobiographie (Miles Davis et Quincy Troupe 2007)

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D'abord paru en 1989 du vivant de Miles ,cette autobiographie indisponible depuis de nombreuses années a été rééditée en 2007 chez In-Folio, la traduction a été revue et corrigée et les amateurs de jazz et de musique tout court se régaleront de cette plongée dans l'univers totalement décalé , hors normes de ce génie absolu de notre siècle

Disparu en 1991 (on fétera les vingt ans de sa disparition le 28 septembre prochain) Miles Davis était une légende vivante et un personnage Totalement hors du commun.

l'autobiographie qu'il co-signe avec Quincy Troupe ami de longue date et originaire comme Miles de Saint-Louis (Missouri) est a la hauteur de la démesure du personnage

Sans état d'âme ni concession aucune avec lui -même ni encore moins avec son époque ou ses contemporains Miles Davis au fil des pages de ce livre époustouflant traverse les décennies en inventant a la fois une musique inoubliable qu'il nous a légué pour toujours mais aussi en créant un monde dans lequel il se protège jusqu'a en devenir inaccessible

De la découverte du jazz a son ascension et les rencontres avec tout ceux qui l'auront accompagné, aimé, trahi, ou soutenu,ce fils de la bourgeoisie noire du Missouri (son père était dentiste) se révèle ici comme l'un des génies les plus torturé de notre siécle

De sa découverte du jazz aux enregistrements mythiques ( 'Birth of the cool' - 'Kind of Blue' - "Bitches 's brew '),des musiciens de légende qu'il aura cotoyés ( Coltrane ,Monk ,Dizzie Gillepsie , Charlie Parker , Mingus ,Chet Baker  , Stan getz ,Art Blakey ,Bud Powell , Billie Holliday) , aux femmes de sa vie (Betty,Cecily ,Frances, Marguerite, jackie,Juliette (gréco ), irène ) des clubs de jazz légendaires et disparus aux festivals il sera l'un des pionniers pour faire sortir le jazz des clubs enfumés , de la drogue et de l'alcool qu'il aura consommé jusqu'a frôler la mort a de nombreuses occasions  de son amour des belles choses (maisons, voitures , vêtements)  aux problèmes de santé qui auront  paralysé sa carrière a plusieurs reprises , de son aversion au peuple blanc  a son perfectionnisme légendaire et constant  Miles était une énigme et un véritable mythe .

Ce livre passionnant de bout en bout nous dévoile une (petite) partie de l'iceberg Miles Davis

Une autobiographie qui ne bien entendu ne s'adresse pas uniquement aux amateurs du genre (le jazz) tant le personnage reste fascinant et démesuré .Monstre sacré et personnage incontournable de notre époque Miles Davis aura tout osé (le virage de l'éléctrique), il aura envers et contre tous bouleversé les codes et les genres lui qui affirmait pourtant a son ami John Coltrane autre génie et météorite de son temps" La véritable musique est le silence, les notes ne font qu'encadrer ce silence."

 

 

 Miles Davis - In a silent way ( extrait de l'album" in a silent way" 1969)


podcast

 

Miles Davis - Salt peanuts  (extrait de l'album "Steamin " 1956)


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Miles Davis  -  round midnight (extrait de l'album 'Round about Midnight "1957)


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