03/06/2007
Boire - Miossec (1995)
Chroniquer en 2007 le premier album de Christophe Miossec permet de mesurer toute l'importance et la force de ce disque paru en 1995.
Le Brestois alors inconnu et surgi de nulle part, débarque cette année là avec un single emblématique et sans concession (Non, Non, Non, Non... Je Ne Suis Plus Saoûl),le phrasé qui fait parfois penser à Gainsbourg et la force des textes, nous font tendre immédiatement l'oreille.
L'album s'appelle "Boire" et il defriche le terrain du rock et de la chanson française où bientôt vont éclore toute une nouvelle génération.
Les chansons nous parlent d'alcool, de dérives, de ruptures, d'espoir, d'amitié et de révoltes, et Miossec en profite pour exhumer et faire renaître une magnifique chanson du répertoire 70's d'Hallyday ("La Fille A Qui Je Pense").Le tandem Christophe Miossec et Guillaume Jouan réussit la un album coup de poing que l'on peut qualifier aujourd'hui d'essentiel
03:19 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : miossec, boire, guillaume jouan
Five leaves left - Nick Drake (1969)
Ecoutez cello's song
Cité maintes fois comme une influence majeure ou une référence par bon nombre d'artistes et de groupes, Nick Drake ne m'avait pas particulièrement attiré (allez savoir pourquoi ?), jusqu'au jour ou j'ai eu entre les mains l'objet qui alimente cette chronique et dont l'écoute, je le confesse, m'a plongé dans un état d'émerveillement total.
Five Leaves Left, paru en 1969, est le premier album enregistré par ce pur génie (suivront deux autres albums tout aussi merveilleux) et sa découverte bien que tardive m'a plongé dans le même état de ravissement bouleversant identique a celui eprouvé le jour ou j'ai posé pour la première fois Astral Weeks de Van Morrison sur ma platine.
Les superlatifs habituels employés ne sauraient être en mesure de décrire la magie et la pureté de ce disque composé de 10 joyaux aux mélodies et aux arrangements poignants dont la beauté frise l'abstraction.Dès la première écoute, on sait que Five Leaves Left va faire partie de notre vie et entrer directement dans la catégorie des essentiels de la musique.
Sur la pochette verso, on découvre Nick adossé dans une quelconque rue, chez lui a Birmingham ,il semble tout droit sorti du 'Blow-Up' d'Antonioni, mi-poète mi-dandy, le regard perdu et triste , Nick est deja loin, son mal de vivre est palpable et les démons qui le hante sont le terreau sur lequel Five Leaves Left va grandir. Nick Drake, mort d'une overdose de tristesse et de medicaments en 74, n'était pas de notre planète et il laisse au monde un héritage musical éternel avec cet album somptueux véritable miracle de beauté glaciale et unique. Bouleversant et beau à pleurer.
03:08 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nick drake, five leaves left
Ego War (Audio Bullys - 2003)

Vous avez forcement entendu 'Snake ' le titre qui démarre 'Ego War ' le premier album du duo londonien 'Audiobullys' . En effet cet excellent 'single' illustra a l'époque la publicité pour la Toyota Yaris .Ce titre archi diffusé permit a Simon Frank et Tom Dinsdale les deux blancs- becs cachés derrière le nom d'Audiobullys ' de décoller mais au dela de ce titre , tube planétaire instantané qu'en est 'il du reste de l'album?
Entre morceaux furieusement dansants et d'autres plus mollasons j'aurai tendance a dire que 'Ego War ' est un disque inégal .Il faut retenir en priorité outre 'Snake ' qui place d'emblée la barre assez haut "Real Life " - " we don't care" ou " the things " trois bombes des dance -floors qui fusionnent avec talent l'electro ,le hip-hop et le rap. En revanche d'autres titres sont un peu a la traine ( "the snow "- "hit the ceiling " "face in a cloud" ) nettement moins jouissifs .Les influences avouées d'Audiobullys sont a chercher tant du coté des Specials , de Linton Kwesi Johnson que des Chemical brothers ou de New Order. Le groupe apres un démarrage en trombe avec ce premier disque semble avoir marqué le pas depuis mais Ego War reste encore quatre ans apres sa sortie un disque dynamique et toujours plaisant a réecouter .
Ecoutez real life
02:55 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : audiobullys, ego war

































































Cité maintes fois comme une influence majeure ou une référence par bon nombre d'artistes et de groupes, Nick Drake ne m'avait pas particulièrement attiré (allez savoir pourquoi ?), jusqu'au jour ou j'ai eu entre les mains l'objet qui alimente cette chronique et dont l'écoute, je le confesse, m'a plongé dans un état d'émerveillement total.