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23/06/2005

The 13th floor elevators ou la météorite psychédélique

L’histoire brève et chaotique des 13 th Floor Elevators est l’exemple type de ces épopées psychédéliques qui virent à la débandade des idées utopiques noyées dans un torrent de boue et ruinées par les drogues qui les ont inspirées
Musicalement le groupe est pourtant assez moyen, leur musique se présente comme un mélange pêle-mêle de folk, de rock et de rythm & blues.
Des membres originaux : l’un a été assassiné, le second est devenu scientologue, le troisième junkie et le leader Roky Erickson a lentement continué sa dégringolade sur les pentes de la folie et de la schizophrénie.
Accro a la méthadone dès 1967, Roky transporte son groupe de San Francisco à Austin ou très vite il se fait repérer puis coffrer par les autorités locales où on lui propose de choisir entre prison et hôpital psychiatrique. Il préfère la seconde option et le voilà enfermé. Il s’échappe, on le rattrape pour finalement l’interner à la clinique psychiatrique de Shoal Creek où il passera 3 longues années soumis à un traitement à la Thorazine et aux électrochocs
Libéré, il flirte à nouveau avec la méthadone et l’héroïne mais réussit à enregistrer pour un budget de 100 dollars grâce à Doug Sham (leader du groupe Sir douglas quintet) un 4 titres dont le single red temple prayer sortira en 1976, sous un obscur petit label .
C’est à cette époque que leur ancien leader refait timidement surface. Les 13 th Floor Elevators deviennent brutalement une référence musicale en partie grâce à Tom Verlaine et Richard Hell, les deux têtes pensantes du groupe Télévision qui délirent sur le groupe et reprennent sur scène Fire engine une vieille chanson des Elévators
Puis viennent successivement Père Ubu et Patti Smith qui citent le groupe comme l’une de leur principale source d’inspiration. On assiste alors à la réapparition dans les bacs des 4 albums du groupe, épuisés depuis bien longtemps. Ils deviennent des albums-références.

Les 13 th Floor Elévators et leur leader Roky Erickson -sorte de croisement musical entre Syd Barrett et Iggy Pop- quittent alors l’anonymat pour entrer dans le cercle très fermé et très prisé des groupes cultes



The 13 Th Floor elevators - are you gonna miss me '
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22/06/2005

Le fil 2005

 

 

C’est le gros coup de cœur de cette année 2005
Surgie de nulle part une jeune chanteuse nous livre son second album baptisé le fil et réalisé avec un concept totalement inouï puisqu’ enregistré avec une seule note (la note Si) fil conducteur permanent de cet album lumineux et intelligent
Chanteuse sur 4 titres du groupe Nouvelle vaguequi nous livra un très bel album de reprises voici quelques mois Camille réussit a nous étonner et a forcer notre admiration car ce qu’elle propose ne ressemble a rien de connu chez nous
Expérimental ; minimaliste ,avant-garde, vous pourrez adapter le qualifitatif que vous souhaitez pour définir ce disque magique
Petite sœur (artistiquement parlant) de Dominique.A ou fille spirituelle de la grande Brigitte Fontaine on peut situer Camillequelque part entre la new-yorkaise Laurie Anderson, l’islandaise Bjork et notre Emilie Simon (autre révélation française de ces derniers semestres) Camille s’impose comme une artiste a part dans notre monde musical stéréotypé et insipide
Les titres principaux (la jeune fille aux cheveux blancsta douleur - vouspour que l’amour me quitteau port) sont reliés tout au long de l’album par une délicieuse comptine entêtante.
Le fil devrait de part sa qualité et son originalité faire de Camille une artiste reconnue, une chose est sure cet album pas tout a fait comme les autres  va squatter ma platine pour un bon bout de temps

Camille -  'pour que l'amour me quitte'

 

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15:10 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

The Modern Lovers (the modern lovers 1976)

 

Formé en 1972 par Jonathan richman fan inconditionnel du velvet underground (on raconte qu'il dormait par terre dans les studios quand Lou Reed et sa bande enregistrait les albums de légende que l'on connaît) the Modern Lovers est un groupe historique et cet album baptisé simplement the modern lovers est l'une pierre angulaire de la musique pop rock de la fin des glorieuses seventies
Enregistré sur la cote ouest pour échapper a la tentaculaire New York et produit par l’inévitable John cale le groupe est composé de musiciens qui deviendront tous membres a part entière de groupes importants
On retrouvera en effet Jerry Harrison (claviers) chez les Talkings Heads, David Robinson (batterie) chez les Carset , Ernie Brooks (basse) avec Elliot Murphy, tous sont profondément marqués par l’explosion culturelle du velvet underground et cela s’entend
C’est véritablement un disque étourdissent totalement irrésistible qui contient l’un des plus grands hymnes du rock le célébrissime ‘roadrunner’ auxquels tous les apprentis guitaristes vont s’essayer
Les autres titres proposés sont de pures merveilles du ‘ I’m straight ’ a ‘ astral plane’ très marqué Doors de ‘Pablo Picasso’ (que reprendront entre autres John Cale et David Bowie) a’ someone I care about’ou la voix de trainante de Richman explose tous les morceaux sont ici exceptionnels
Malheureusement le même Richman qu’on aurait pu penser combler d’avoir su insuffler une telle énergie et d’avoir livré un tel album va être mal inspiré puisqu’il va rejeter cet album et dissoudre le groupe pour continuer avec beaucoup moins de brio
Disque unique –disque mythique –disque charnière appelez le comme vous voulez  mais une chose est sure c’est un disque indispensable et  complètement représentatif d’une époque, ce disque qui a failli ne jamais voir le jour (3 ans entre les premières répétitions et sa sortie en 75 sur le marché ) est un chef d'oeuvre de bout en bout .

 

The Modern Lovers - I' m straight


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09:50 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)