07/05/2005
The libertines
Deux petits tours et puis s'en vont.
Exit donc les Libertines! (aux dernières nouvelles, mais je pense que c'est bel et bien terminé, le climat sulfureux et toxique qui entourait Carl Barat et Pete Doherty a eu raison de leur cohésion musicale et de leur amitié).
Donc, il nous reste quoi ? Deux albums.
Seulement quelques chansons, dont les dernières sont regroupées sur ce second disque baptisé sobrement '"The Libertines".
Pochette superbe avec un contenu qui, il faut bien l'avouer, sonne terriblement rock'n roll ! Bref, un disque qui bien que dopé par le split soudain du groupe quelques mois à peine après sa parution, donne furieusement envie de taper du pied et de danser, et qui installe le groupe parmi les dignes successeurs d'autres grands groupes des années 70-80 ( Clash -Kinks).
Les titres s'enchaînent avec des sommets ("Can't Stand Me Now" qui entame l'album bille en tête, "The Man Who Would Be King", "What Katie Did" , "Music When The Light Goes Out", ..). Ce disque pourrait être parfait si on ne trouvait en plage 3'don't be shy " un ratage intégral, avec ce calamiteux "mal joué et surtout mal chanté. Comme une verrue, cette chanson vient gâcher le plaisir et l'homogénéité de l'ensemble. Mais on leur pardonnera, car le reste est excellent et ne peut que nous faire nourrir à nous auditeurs, des regrets de savoir que le disque qui tourne sur ma platine sera le dernier de cette bande de furieux !
Et il faut bien avouer que personne mieux que les Libertinesne chante les 'wap doo wap' ("What Katie Did") ou les lala la-lala ("The Man Who Would Be King").
Finalement le plus triste dans ce disque formidable, c'est qu'il soit malgré lui le testament d'un groupe victime de lui-même qui avait sûrement plein de choses encore à nous montrer
ecoutez 'music when the light goes out '
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14:20 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)
06/05/2005
Gangs of new-york
C’est certainement l’un des films les plus attendus de ces dernières années car il fut repoussé maintes fois par Scorsese pour des multiples raisons pour finalement etre livré aux yeux du monde et nous eblouir La grande inconnue du film était l’association entre le grand réalisateur qui n’est pas cette fois ci entouré de ses comédiens fétiches (Robert De Niro, et Joe Pesci mais qui retrouve après ‘Le temps de l’innocence’ l’immense Daniel Day Lewis) accompagné ici de l’idole de toute une génération d’adolescentes Léonardo di Caprio.
Que dire sinon que cela fonctionne a merveille , Di Caprio deja excellent dans "arrêtes moi si tu peux ' le film de steven Spielberg est remarquable tout au long de cette saga violente sur le thème de la vengeance , mais c’est évidemment la performance hallucinée de Daniel Day .Lewis qui nous éblouit et nous laisse pantois.
On peut affirmer sans prendre de risque que son personnage de Bill ‘the Butcher’ s’inscrit indiscutablement parmi les plus grands méchants de l’histoire du cinéma . Le 3ème rôle de cette épopée revient a Cameron Diaz qui s’en tire , comme toujours, plutôt bien. Les autres seconds rôles sont quant a eux magnifiques d’humanité, de sincérité ou de cruauté .
Les décors démesurés du film sont absolument éblouissants et gigantesques et sont l’œuvre de l’un des plus grands décorateurs du 7ème art Dante Ferretti qui a longtemps travaillé avec Fédérico Fellini et qui pour Gangs of New-York a entièrement reconstruit un quartier américain dans Cinécitta. Il est totalement impossible d’imaginer la somme titanesque de travail que cela dût représenter (même le port est reconstruit pour le besoin du film)
Les costumes signés cathy Powell sont également un élément important de la beauté visuelle de ce film hors normes ou tout semble colossal
Cette page terrible de l’histoire des Etats –Unis qu’est la rébellion du peuple de la rue a la congrégation reste encore une épopée sanglante souvent ignorée des américains eux-mêmes le sujet est pourtant passionnant et bouleversant ,il sert de toile de fond a une implacable histoire de vengeance entre Amsterdam(Di Caprio) et Bill the Butcher(D.D.Lewis). Les combats de rues sont filmés avec une maîtrise totale et la reconstitution historique des modes de vie des bas-fonds de l’époque est poignante de vérité et d’authenticité.
Meme si on peut reprocher par moments une certaine confusion , ce film est une très grande réussite et s'impose incontestablement comme le film d’un véritable maître du cinéma contemporain.
09:00 Publié dans cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)
































































